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Le patrimoine de la Commune du Mont-Dore |
| 1° Fondation de La Conception en octobre 1855 Il s'agit d'une réduction, c'est-à-dire d'un lieu où l'on formait les personnes nouvellement converties à la religion catholique. Ces premiers immigrants vinrent de Balade et de Pouébo en bateau. Ils débarquèrent en baie de Boulari. Ce centre de formation, renforcé d'indigènes de Touho et de Wagap devint la base d'implantation missionnaire en Nouvelle Calédonie. |
par le père
Montrouzier. |
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Mission de la Conception 1858
C'est à La Conception que les premiers essais agricoles furent tentés. La première "caféière" du pays y fut plantée. Introduction de 200 moutons, 20 chèvres, 2 boeufs de travail... 2° Fondation de la Mission de Saint Louis en 1859-1860 En raison de la mauvaise qualité des sols de la Conception, on étudie le projet d'un établissement agricole à Saint Louis.
Après une première tentative d'installation à l'embouchure de la rivière Thy en 1856, le siège de Saint Louis fut transféré en amont, près des collines. 3°Saint Louis, premier centre industriel de la Nouvelle Calédonie : 1862-1870 La difficulté de monter leau sur la colline poussa le père Vigouroux, fondateur de la mission, à creuser un canal qui ferait venir leau. Lidée était de créer une chute deau de 8 mètres de haut, pour faire plusieurs usines superposées et utiliser ensuite cette eau à lirrigation des plantations dans la plaine. |
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construction dune roue hydraulique en 1862 | |||
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ouverture de la scierie de St Louis et dun moulin à grains en 1862. | |||
4° Les usines à riz et sucre de Saint-Louis : 1868-1875 Après des essais de cotonniers, de caféiers et de la canne à sucre, après les expériences des patates, du maïs et du tabac, débuta la culture du riz en1868. Cette culture réussissait bien mais on ne trouvait pas le moyen de dépouiller le grain de son enveloppe. Avec la poursuite des plantations de canne à sucre mieux adaptées à la main d'uvre mélanésienne, la première usine à sucre fut créée. Elle consistait en plusieurs fourneaux sans voûte et d'une batterie de cinq chaudières gigantesques sous une toiture provisoire en paille (1868). L'usine à sucre fut surmontée d'une cheminée carrée haute de 8 à 10 mètres avec des créneaux au sommet. Une usine à riz fut bientôt opérationnelle. Elle consistait à faire fonctionner un moulin à décortiquer le riz. Au début la culture portait sur du "riz de montagne". Plus tard, on améliora les rendements et la qualité du produit en cultivant du riz repiqué dans des plaines inondées ou irriguées.
Champ de riz à St Louis vers 1870 5° La rhumerie de St Louis : 1875 Le rhum de Saint-Louis rivalisait avec les rhums d'importation. 6° La ferme-Ecole de Yahoué : 1862-1908 La Ferme-Ecole-Orphelinat pénitentiaire de Yahoué fut créée en 1862 par M.BOUTAN. Il fit planter de la vigne, des manguiers, des canneliers, des oliviers, des orangers, de la vanille, éleva des chevaux reproducteurs, des cailles, des perdreaux, des tortues de terre, un couple de cerfs d'Inde, 12 moutons du Cap... Dans le jardin d'essais, on fit les premiers pâturages améliorés, et des cultures d'avoine, d'orge et de blé. 7° Le Camp de Prony : 1865. Le bagne de l'île Nou recherche des bois de construction. L'administration pénitentiaire installe le camp de PRONY, où l'on débitait les troncs d'arbres, notamment le bois dur et bois de construction que l'on envoyait ensuite à NOUMEA par mer, aussi bien les gros piliers, les bois de charpente, les essences résistantes aux tarets : CHENE-GOMMES. On utilisait aussi le KAORI, le KOHU, le TAMANOU...
Chantier forestier de Prony (1875) 8° La Société Forestière Calédonienne fut créée en 1900 : Elle exploita le bassin versant de la Rivière des Pirogues et exportant le bois en Australie. De 1900 à 1920 ce sont 10000 m² de bois qui ont été extraits et exploités, notamment du KAORI. Savez-vous que nos plus beaux kaoris se sont retrouvés transformés en allumettes ! ! ! Les pistes de chemins de fer et les ouvrages d'art (ponts) en chêne-gomme existant toujours témoignent de cette exploitation. |
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| Vestiges de l'ancienne scierie et usine polyvalente
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Vestiges d'un des ponts de voie ferrée |
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| 9° Les mines de nickel : 1873 En 1873, un colon du fond du MONT-D'OR, nommé PIERRE COSTE trouva un "CAILLOU VERT" vraiment extraordinaire. Lorsque, revenu de l'analyse, il s'avéra qu'il était RICHE EN NICKEL, métal alors rare et recherché, le MONT D'OR fut fouillé inlassablement et la première mine y fut ouverte par HIGGINSON.
Higginson John (1839-1904) 10° Le barrage de Yahoué : 1875 En 1875, la capitale s'intéressa à LA HOUILLE VERTE : on construisit le BARRAGE DE YAHOUE et la première PRISE D'EAU pour alimenter NOUMEA : ce furent d'importants travaux pour l'époque (non mécanisés) car l'on dut ouvrir 12 Km de tranchées pour la conduite, qui sera inaugurée le 2 Janvier 1877. Désormais, la rivière de Yahoué est le pourvoyeur en eau de la capitale, pour une longue période. 11° Les mines de cobalt et de chrome à partir de 1880 A partir de 1880, la région entière de la commune actuelle du Mont-Dore fut piochée un peu partout, et lon découvrit des "terrains miniers " riches en cobalt et en chrome. Ce fut dabord la mine " Lucky - Hitt " située près de Plum doù furent extraits une dizaine de milliers de tonnes de chrome. Le relais fut pris au Mont dOr par les recherches de cobalt à partir de 1883 et jusquau début du siècle suivant. 12° La briqueterie Imbault : 1896 Nouméa se développait et réclamait des matériaux de construction : une briqueterie fut établie au lieu-dit actuel de lEscale. Deux fours y furent installés et les briques marquées sur une face " Mont dOr " et dexcellente qualité, étaient acheminées vers Nouméa par barges.
13° La ferme Limousin : 1902 Cette ferme du Pont-des-Français commença à produire du lait, des fromages et des ufs. Elle fut vraiment linstallation fermière essentielle entre les deux guerres et produisit à elle seule jusqu'à 120 litres de lait frais par jour : la vocation agricole du Mont Dore était, dès cette époque, solidement établie. 14° La fabrication de la bière à La Coulée dès 1905 Près de lancien pont, à lemplacement de lactuel Lotissement SCHONN, M. Brajeul, loncle de M. Imbault (la briqueterie), y a fabriqué de la bière dès 1905. Il mérite lappellation de pionnier dans le domaine industriel. Ses caves étaient creusées à flanc de colline, à proximité. |
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L'article est illustré à l'aide de documents photographiques du bulletin scientifique de la Société d'etudes Historiques N°112 et de "CALEDONIENS" de P.O'REILLY Cette page a été faite par le élèves du club Histoire/Géo du collège de Boulai 1998 Sous la direction de M. MERMOUD Y. |